Paroles de stagiaires2018-10-31T07:06:09+00:00

 Paroles de stagiaires

 


En deux ans de stages, jamais personne ne m’a fait de misères sur scène dans le but de faire rire le public. Je n’ai pas appris à lancer de tartes à la crème ou à faire des pitreries pour éblouir le public. L’expérience du clown que propose Patricia Mercier est très loin de ces clichés et se déroule dans un cadre sécurisé et bienveillant, qui a été expliqué et qui est partagé par l’ensemble du groupe.
Merci à toi, Patricia Mercier pour cet accompagnement pendant deux ans. Cette expérience m’a marquée à vie, elle a transformé « mon rapport à moi ». 
Patricia répète souvent « qu’il n’y a rien à faire, juste à venir sur scène avec ce qu’il y a de présent en soi, l’offrir au public et laisser faire ». Et c’est vrai ! C’est une expérience que j’ai savouré. Je me réjouissais à chaque fois dans le train qui m’amenait au stage, car… rien à réviser, rien à prévoir, rien à anticiper, rien à répéter chez soi. Tout le contraire de ce que j’ai appris jusqu’à présent. Et c’n’est pas tout ! Le clown a été l’expérience d’une rencontre avec moi-même. J’ai visité mon intérieur, des recoins cachés et inconnus, lumineux ou sombres, qui ont nourrit toutes sortes de clowns. J’ai découvert un nouveau rapport à mon corps en apprenant à respirer et à ressentir les bienfaits de la respiration. Respirer… un truc que je ne savais pas faire! Le clown m’a appris à être à l’écoute de mes émotions. Etre clown, c’est m’autoriser à venir sur scène avec l’émotion du moment qui m’habite sans la juger (joie, tristesse, colère, détresse…) partager cette émotion avec le public, après tout vient tout seul… Le clown s’amuse ! « On n’est pas à l’école ! ». Pas de course à la réussite ! Pas de comparaison entre les uns et les autres. Les improvisations sur scène ne sont pas jugées. Patricia nous sort des repères habituels. Et quel luxe ! Une grande bouffée de liberté !Ce cadre m’a permis de lâcher la pression et m’a complètement désinhibée. Je me suis autorisée à tester, à expérimenter et à faire fleurir toutes sortes de clowns, à les aimer et à m’en amuser, y compris mes clowns les plus sombres…Je retiens de ces deux ans, un grand espace de liberté et d’expression, des journées entières de plaisir et d’amusement. En hiver, c’était le rayon de soleil qui vitaminait pour des semaines entières. L’expérience du clown a déteint sur ma vie de tous les jours. La comparaison va sembler bizarre, mais le clown, c’est comme le “destop”, ça débouche les canalisations ! Je me sens moins encombrées de l’intérieur, c’est plus fluide ! Je sens bien que mon rapport aux autres est aujourd’hui différent, plus fluide, plus affirmé… et que j’ose entreprendre là où j’avais érigé des interdits… Je me sens moins encombrée par des émotions parasites, car j’ai appris à vivre l’émotion de l’instant, au lieu de passer mon temps à l’éviter. Une fois l’émotion vécue, l’espace est libre pour autre chose. Je me sens aussi délestée d’un certain nombre de mécanismes d’autocensure et d’auto-sanction. Je ne me focalise plus sur la part de moi qui m’incommodait ! J’ai appris à accepter et à aimer autant mes parts d’ombre que de lumière. Et quand une part ombrageuse veut prendre le dessus, je la reconnais et l’accueil avec bienveillance, parfois même avec un petit sourire. Alors qu’auparavant, j’aurais été dans le jugement et l’auto-maltraitance intellectuelle, la culpabilisation….Je peux être moi, entière et l’assumer avec le sourire ! Ça me donne des ailes pour avancer dans la vie.
Merci aux stagiaires, pour ces deux années passées ensemble à explorer notre humanité, c’était délicieux!
Merci à moi, pour être allée à la découverte de Perinn’ Dring-dring, Sisi-Chichi, Kiki super fifi, Betty Petituitre et tous les autres clowns. Christine (clown “Chaussette” qui a posé ses pieds et son nez en Guyane !)

“Avoir le nez rouge n’est pas synonyme d’excès de boisson mais veut simplement signifier qu’on a soif de la Vie, donc du bonheur.” Didier


Whaou ! C’est formidable tout ce que l’on peut sentir et montrer de soi avec un nez rouge !
Quelle belle Aventure ! “J’inspire, j’expire, je prends mon temps, je prends le temps de sentir, je garde le contact avec moi, avec les autres par le regard. Je suis Vivante, j’existe, JE SUIS !” Voilà ce que j’ai vécu lors de mon premier stage de Clown-Gestalt.
Que de belles rencontres! Que de rires! Que de partages! Que d’émotions! Que de vie, d’énergie, de vitalité dans cet espace chaleureux.
Le premier beau cadeau que j’ai reçu, c’est un nez rouge, le second c’est mon baptême de Clownette, un saut dans “l’inconnu connu”, avec la trouille que procure tous les grands sauts et la jubilation qui va avec, d’oser ressentir et montrer mes émotions sans être jugée. Je suis bluffée par ce que j’ai fait et j’en suis fière! Cet espace offert de récréation, re-création, co-création me permet d’être plus connectée à mes émotions, à mon corps, à ma petite fille intérieure, mon enfant libre et ce faisant à me sentir plus vivante avec une fluidité interne et externe, une énergie, une harmonie, plus connectée aux autres, au monde, c’est tout simplement génial!
Je vis cette aventure comme un passage, une renaissance.
Ces deux jours me font penser au titre du film de Radu Mihaileanu: “Va, Vis et deviens…”
Encore un grand Merci à tous ! Ghislaine.

“Cela peut paraître complètement dingue, mais je remercie ma dépression qui m’a lentement conduite jusqu’au chemin du clown. Merci aussi à ma p’tite maman car c’est elle qui m’a fait connaître Récréaclown en tombant un jour sur un dépliant d’informations à la bibliothèque d’Alençon. “Mais c’est çà qu’il lui faut” s’est- elle écriée après en avoir lu le contenu.
Et effectivement, elle a vu vraiment juste!! ..car dès le premier jour d’atelier, j’étais conquise. Etre soi, être là, maintenant, accueillir le vide! Quelle magnifique expérience!…
Tellement magnifique que j’ai décidé de repartir pour une nouvelle année de groupe continu.
Eh! oui, je ne peux plus m’en passer!…je suis accro…vive le nez rouge!!! Loupiotte/Nadège

 “Comme je suis contente d’être Rustine Rafistole! Quel bonheur de pouvoir respirer et de pouvoir rire! Vive Récréaclown! Bon, parce que des fois, pfffff, ce n’est pas facile! En effet, combien de fois j’ai manqué d’air? J’aurais aimé trouver un souffle mais je ne savais pas où chercher. Puis un jour de grand soleil, j’ai rencontré des clowns…Chaussette, Sucrette, Nénuphar, Olivette et pleins d’autres encore. Depuis, un dimanche par mois, je me laisse guider par Patricia, sur le chemin de mon clown, en toute confiance. J’éprouve de la joie. je partage avec d’autres mes richesses humaines!” Sylvie / Rafistole

“L’année passée avec vous m’a fait un bien fou. Je me sens plus ouverte, plus accueillante, plus en joie avec moi. J’ai l’impression que ça profite autant à mon entourage qu’à moi, et ça me réjouit !” Frédérique

“Depuis deux ans je participe aux ateliers continus. C’est toujours un plaisir, une joie de retrouver l’équipe de mes amis les “Nez Rouge”. Il régne au sein de ce groupe une douce atmosphère, une bienveillance et un réel sens du partage. Les repas préparés par tous et partagés, le dimanche midi, le témoignent. C’est beau, c’est bon et cela fait du bien au coeur et au corps. Ces temps d’émotions et de rencontres humaines me ressourcent pour le mois. Patricia sait créer dans le respect, les conditions qui permettent à chacun d’être présent à lui même, à l’accueil de l’autre dans “l’ici et maintenant”.
Au cours de cette deuxième année je réalise que je suis plus douce avec moi même. J’accepte davantage mes limites. J’apprends peu à peu à lâcher prise avec mon mental et surtout à rire de moi. Cela fait du bien de rire de soi avec les autres, devant les autres. Cela ouvre sur un rire léger, qui allège. C’est tout différent du rire qui rit de “l’autre” celui ci je le trouve lourd…Je sens, je constate, je vois l’effet (les faits, les fées) de ce rire dans le quotidien de ma vie! Cette souplesse que je découvre m’ouvre à d’autres partie de moi. Je gagne en liberté et en conscience. Oui, au cours des mois j’apprends à mieux accepter celle que je suis, à l’aimer et donc à mieux aimer les autres, tels qu’ils sont. Ces ateliers sont une mise en lumière de nos ombres, aussi je dirai que Patricia est une “accoucheuse des petites lumières que nous sommes tous”. Isabelle

“Au bout du week-end, j’avais l’impression de revenir de vacances et d’avoir fait le plein d’énergie et de joie ! Le clown, c’est la vraie vie ! C’est une expérience à vivre, un bonheur multiplié ! Je souhaite à chacun de se faire ce cadeau !” Annick

 “Ce stage a été pour moi une première. Quelque chose me poussait à y participer et en même temps j’avais une grande appréhension d’y aller. Mais bon, j’ai osé et je ne le regrette pas. Pendant ces deux jours j’ai vécu des moments très intenses et surprenants. Il a fallu vaincre une certaine timidité, des complexes, la peur… Mais ce stage a été bénéfique. Je me suis laissée porter par le mouvement, les sentiments et l’ambiance de l’équipe. Une équipe vraiment sympathique. Cela fait déjà une semaine et j’y pense tous les jours. C’est vraiment bien de se lâcher, de se trouver dans “un autre monde”, qui est le nôtre d’ailleurs, car nous sommes tous au plus profond de nous-mêmes avec nos qualités et nos défauts, des êtres pleins de surprises avec nos envies, nos rêves…” Florence

“Quel bonheur d’avoir fait du clown avec Patricia! Je l’ai fait et le referai volontiers. C’est une formidable détente pour les muscles zigomatiques! Au-delà d’un remède contre la morosité, l’expérience du clown m’a révélé une manière de vivre et de regarder les évènements et les autres avec plus de détachement et d’ouverture. Cela me nourrit encore dans ma vie de tous les jours. Je me sens plus présente à moi-même et aux autres. La petite lumière des séances Récréaclown continue de briller à l’intérieur de moi! Chaque dimanche passé aux cours de clown a été un cadeau, un arrêt dans le tourbillon de la vie pour me connecter avec mes émotions et essayer de lâcher prise avec mon mental!Il y a eu des moments de joie intense inoubliables dans notre groupe. D’ailleurs, ce n’est pas étonnant que nous ayions toujours autant de plaisir à nous revoir et à refaire les clowns ensemble et avec d’autres! La phrase intérieure:” Je ne me sens pas capable de” … est vite oubliée pour celle-ci: ” Qu’est-ce que ça fait du bien!” même si ce n’est pas toujours évident de laisser s’exprimer ce qui vient en nous!…Il n’y a pas à se poser de questions, il y a à être.” Annick

“Depuis ma tendre enfance, je savais que j’avais un petit être qui vivait à l’intérieur de moi, qui n’osait s’exprimer de peur du regard des autres. Il y a quatre ans, mes yeux se sont dirigés vers un dépliant intitulé “développement personnel par le clown”. Attirée, je me suis lançée pendant trois ans, dont deux avec un petit ventre bien rond ( mes deux bébés) auprès de Patricia. C’est un cheminement quotidien où j’ai appris à désapprendre, où j’ai accepté les émotions ici et maintenant et les ai partagées. Ces temps de rencontres m’ont fait prendre conscience qu’il fallait oser être et non paraître….alors j’ai accepté qui je suis avec mes ombres et mes richesses. Ainsi, je laisse ma voix et mon corps s’exprimer librement, rire. Je me suis aperçue que ça permettait plus aisément aux autres de rire à leur tour (effet vase communiquant: le rire se multiplie tout comme l’amour). Et puis ce sont des moments de bonheur simple, de plaisir où je me régale accompagnée du groupe.” Laure

“Merci pour cette année de clown qui m’a fait prendre conscience de l’instant présent “ici et maintenant”: j’ai appris à le savourer avec bonheur. J’ai davantage confiance en moi, je me lâche plus facilement et en étant moins exigeante avec moi même j’accepte aussi les “jours sans”.” Annick


La RECETTE de CUISINE CLOWNESQUE de Sylvie/Sucrette:
– 1 bloc de matière humaine
– 4 cuillerées à soupe bombées d’humour et d’amour
– 1 morceau de beurre bien gras ti nez
– un verre de laisser faire
– une pincée d’imaginaire
– fondre le noir obscur
– monter les blancs en rêve
– Ajouter la levure à gonfler
– un zeste de citron nez
– une poignée de graines de folie
– un sachet de poudre magique aromatisée à l’instant présent
– bien mélanger le tout pour avoir une consistance aérée
– déguster sans modération,
– bon appétit!…et vive la Vie!

“…Mais surtout je réalise à quel point j’ai du mal à aimer, aimer l’autre et m’accepter comme je suis.
Histoire d’amour donc. Oui, c’est cela que je suis venue voir et entendre et toucher parce que le clown, ce sont des sens et plus encore.Le clown semble s’incarner dans différentes “formes”. Ce n’est pas le théâtre, non, c’est de l’improbable, de la matière brute de corps qui fait émerger, remonter à la surface des sentiments, des émotions, des sensations. Ainsi viennent les grimaces et la danse dans un espace qui s’étire alentour, les yeux éclairés, ceux-là qui disent sans qu’un son ne traverse le champ des lèvres.La dimension de l’incognito derrière le costume, le maquillage change le rapport de séduction direct et tout ce qu’il me barre parce que je suis traumatisée de cela. Les déguisements sont une grande ressource de non-séduction et s’inscrivent dans une quête de vérité de l’instant pour soi et qui va entrer en collision avec les regards ouverts du public.Le clown, c’est de l’espace. Est-ce que le vide que l’on ressent si souvent, cette impression de tomber en bas, ce vertige, n’est pas lié à la confrontation plus directe avec cette dimension qui nous construit? J’explore un espace virtuel, scénique, une représentation de l’espace qui pour autant est espace concret. Il me fait exister, sentir plus fortement l’étendue géographique et symbolique qu’il impose comme conscience d’être ici et maintenant. Mon corps dans cet espace devient un “centre du monde” dans le jeu et tout converge vers lui et tout part de lui. Centrifuge et centripète est le clown.Après Espace, c’est Temps qui surgit. Lui est étonnement jusqu’à la folie dans le crescendo et/ou le décrescendo de toutes les émotions et il traverse l’être dans le sens de sa longueur chronologique, historique, mais aussi celui de sa largeur dans la surface irruptionnelle et mémorielle des sentiments.
Naissance. Le clown se jette à l’eau. Il nait et renait, à chaque pas si le coeur lui en dit. C’est une audace alimentée du lâcher-prise.Je nais de la puissance conjuguée de forces conscientes et inconscientes à l’oeuvre, d’une nécessité de respirer au grand jour, de la curiosité à découvrir le monde, d’identifier et transmettre ce que “ça me fait”.” C’est pour rire” dit l’enfant
” Pour rire?” demande le clown
” Pour de faux” dit l’enfant
” Pour de vrai” dit le clown. Moment ô combien fugitif quand l’insaisissable s’invite comme instant de vérité, de dépassement dans un espace qui se situe juste à côté de l’autre, celui du tangible, du palpable, du comptable, du responsable.
Décaper, dépasser, ouvrir, lâcher, entendre, créer et découvrir à coup d’impros et de dépôts, de traces, de passages, son autre, ses autres.” Marie-Pierre

… Le clown…

Tel une fleur avec une multitude de parfums en profondeur
Qui ne demande qu’a être révélés !
Il est la saveur d’un instant, le doute d’un moment, la peur du vide
L’exaltation d’une émotion acceptée
Il est là et vous regarde sans prévoir
Il partage son présent avec vous… Arnaud


 A vot’bon clown.

C’est un élan, un tête-et-corps,
48 heures de corps-amor,
Les steppes mongoles, les pieds au sol,
Avec des yeux de tolérance
Les funambules de nos absences
Ont égrené bien peu de mots,
Et grommelé bien à propos.
L’étalon-or qui me gouverne
Ce qui aux tripes me mène, m’enchaîne,
Ce qui m’abreuve et me tourmente
Et me nourrit et m’alimente,
C’est la rencontre avec ce geste :
La main tendue, l’envie du cœur.
Au diable tout le reste.